mercredi 17 septembre 2014

Minute culturelle suédoise

Zoom sur quelques rubriques en attendant la suite du voyage.

Culture :

Des amis, tout juste de retour d'un périple en camping car jusqu'en Suède, nous avaient conseillés la visite du musée Vasa. Impossible donc de passer par Stockholm sans faire nos curieuses. Les trois mâts déjà, dépassant du toit du musée, intriguent les visiteurs. Nous décidons d'y aller le matin (enfin le matin... 11h30 plutôt) pour éviter la foule. Comment ça nous ne sommes pas sociables ? Qui a pensé tout haut ? :)

La visite se passe autour d'un long vaisseau du 17ième siècle, récupéré du fond des eaux en 1957 si j'ai bien retenu la leçon. Nous découvrons toutes sortes d'objets de l'époque (vêtements, vaisselles...) dont un objet en or seulement, une bague, sur un petit coussin de velours rouge. Les armes, fusils principalement, sont exposées, et il est possible de soulever à côté une barre de fer correspondant au poids de l'arme. Il ne faut pas avoir des bras en mousse, c'est vraiment lourd ! Des vidéos comme des ombres chinoises miment la préparation des canonniers. Nous découvrons les sculptures du bateau, complètement décoré, ainsi que des miniatures en bois de scènes de vie sur le bateau.

La visite est intéressante en effet et surtout inédite. Je regrette juste qu'il ne soit pas possible de monter dessus. Mais je comprends bien que c'est un patrimoine culturel qu'il faut préserver ! (Elisa a visité l'intérieur lors de l'inauguration !). N'hésitez pas donc, c'est une belle visite, accessible à tout âge, mais peu de panneau en français par contre.



Politique :

C'est l'heure des élections en Suède. Non, ils ne votent pas un président car c'est un pays royaliste. Ils votent pour le parlement, la commune et un gouvernement responsable de la santé si j'ai bien compris. Des affichent de propagande décorent les métros et les rues. Chacun y va de son inspiration : certains surfent sur la vague "Keep calm" qui sévit sur les réseaux sociaux depuis quelques mois. Jusque là, c'est la droite qui l'emportait, mais les socialistes viennent d'être élus. Des suédois que nous rencontrons se disent inquiets. Ils s'interrogent sur l'intérêt de changer un gouvernement qui jusqu'alors a réussi à éviter la crise, alors que l'Europe croule sous les dettes. Je demande également des informations sur les sans abris que j'ai pu voir près des gares, comme dans toutes les grandes villes. On m'explique qu'en Suède, le gouvernement offre un toit à tous les suédois. 

Société :

Encore une news incroyable. Alors que nous parcourons la ville de long en large, il nous arrive très très fréquemment de croiser des hommes seuls avec leurs enfants, les poussettes etc... c'est Elisa qui nous informe, et qui VOUS informe de ce fait qui ne doit qu'exister en Suède : les hommes s'occupent des enfants et des tâches ménagères, ainsi que les repas, avec grand soin, tandis que madame travaille. C'est le monde à l'envers ! Voilà. Ça, c'est dit. 

Culinaire :

Elisa nous prépare les meilleurs petits déjeuners du monde ! J'aime m'adapter aux coutumes locales. J'ai donc droit, dès le matin, à de la mozarella sur un pain (beurre que je rajoute), du sel et une feuille de basilic, directement cueilli sur son petit arbre posé dans la cuisine super cosy avec une table rose (pour les filles!). Délicieux avec mon café au lait ! Je vous invite à tester l'expérience et laisser un commentaire sur ce billet ! Cap ?

Nouvelle technologie :

Savez-vous pourquoi je mets du temps également à écrire mes articles ? Car je viens de découvrir un jeu complètement addictif (merci Kitoom), et auquel je joue toute la journée : Zombie Tsunami.
Il suffit de courir, attraper des pièces, éviter les bombes et les bagnoles, et surtout manger des humains ! Plutôt classique comme description, mais l'animation et les décors sont vraiment travaillés, la musique plutôt drôle, et le système de "défis" tout à fait... Addictif ! Ok... Je retourne à mes articles !
(je suis bientôt au deuxième trophée!!) :-)







mardi 16 septembre 2014

Quatre jours à Stockholm

Elisa nous retrouve avec un sourire accueillant. Elle m'aide a acheter nos cartes pass 72h pour les transports, et nous filons vers Farsta. Même si notre anglais manque clairement d'entrainement, nous discutons de beaucoup de choses. Notre hôte est fantastique. Elisa nous donne des conseils sur les coins à visiter, des cartes pour nous repérer facilement, et est vraiment aux petits soins sur ce dont nous avons besoin. Elle est photographe en freelance, ses clichés sont superbes, exposés partout dans l'appartement, ce qui lui donne beaucoup de charme. 

Je vous invite à visiter son site filippovstudio.se !

Après une bonne nuit, nous sommes prêtes pour parcourir la ville. Pas moins de 7h de marche et plus de 1000 photos en tout. Le temps superbe nous ravit, ciel bleu et petits nuages blancs. Les bâtiments sont macifs, et les couleurs somptueuses. Nous sommes dans la capitale, et pourtant tout est comme au ralenti. Les gens sont discrets, il y a peu de bruit. Les touristes seulement courent d'un bâtiment à l'autre. Nous évitons la foule et décidons de garder les musées pour un autre jour, il fait trop beau pour être à l'intérieur. 

Nous descendons à Slussen, sur les conseils de notre ange gardien, et longeons les quais jusqu'à Gamla Stan, le vieux quartier. L'ambiance est médiévale, petites ruelles pavées, jolies boutiques, enseignes en fer forgées, et du suédois partout bien entendu : nous aimons beaucoup la langue. Nous la trouvons douce, mais c'est aussi car les suédois ne crient pas. Ce qui est grandement agréable.
Nous déjeunons dans un restaurant végétarien : l'Hermitage (12 euros environ pour un buffet à volonté). Il est facile de trouver des repas végétariens ou vegans en Suède. 

Grâce à nos cartes pass, nous pouvons prendre la navette (bateau bus comme à Trentemoult), pour rejoindre Djurgarden. C'est là que se trouve le célèbre musée Vasa, que nous visiterons finalement le lendemain. Nous prenons le temps de parcourir les jardins, et leurs pelouses impeccables. C'est la foire de septembre, il y a beaucoup de jeunes dans les allées qui se pressent pour tester les attractions complètement folles. Assis autour d'un anneau qui monte très lentement le long d'une tour (de je ne sais pas combien de mètres), vous vous retrouver les pieds dans le vide, et retombez presque instantanément jusqu'au sol... Enfin vous connaissez surement. Moi, rien qu'à les regarder, ça me fait toujours le même effet. Sont fous !

Pour fêter notre arrivée, rien de meilleur qu'une glace. Je pourrai manger des glaces à n'importe quelle heure tellement j'aime ça. Ma glace suédoise est tout à fait particulière. Elle ressemble à une glace italienne à la vanille, mais roulée en plus dans des pépites de sucre rose comme on met sur les gâteaux d'anniversaire. C'est bon, mais vraiment trop sucré pour moi ! Je penserai à en commander une à tystberga pour voir la différence. Je ne peux pas laisser le mystère non résolu, pensez-vous !

Il parait que l'été, les suédois se baignent dans les eaux de Stockholm car le fleuve se jette dans la mer Baltique. Mi douce mi salée, elle est d'une grande pureté. Nous ne testerons pas cette expérience, même si nous avions prévu les maillots de bain, je suis bien trop frileuse. Les gens que nous croisons sont unanimes sur le fait que le temps ensoleillé est tout à fait rare en cette saison, que nous avons une chance incroyable !

Notre rencontre du jour : Ola. Il tient une boutique de gravure et cartographie au coeur de Gamla Stan. Il est heureux de rencontrer des françaises et nous échangeons avec lui pendant plus d'une demie-heure. Nous parlons des oeuvres à vendre, dont certaines dates du 17ième siècle et de ce qu'il connait de la France et son passage à Paris. Il est drôle et se prête au jeu pour la séance photo. Je récupère son mail pour lui envoyer la photo. Je vous conseille d'aller le voir. Sa boutique se tient juste derrière la statue du chevalier terrassant un dragon. Les gens du coin sauront de quoi je parle !

Mais le jour décline, il nous faut rentrer à Farsta. Un peu de shopping en quête de nourriture et nous retrouvons Elisa pour lui raconter notre journée ! (nous sommes désolées car toutes les photos sont sur les cartes SD et nous n'avons pas d'ordinateur, il faudra attendre la soirée diaporama pour en voir d'avantage !)





lundi 15 septembre 2014

Premiers pas suédois

Ryanair est notre ami. Cent euros tout rond par personne, l'aller retour (train Nantes-Paris compris, avec les prem's de la SNCF). Mais il n'est jamais tout près. Depuis Palaiseau, nous enchainons les trajets : ma cousine nous conduit au RER Massy Palaiseau, puis direction le métro à partir de Châtelet jusqu'à la porte Maillot. Enfin le bus navette nous dépose à l'aéroport de Beauvais après une heure et demie de trajet. Décollage à 14h50 pour 2h15 la tête dans les nuages. En bas, la vue des forêts et des lacs nous indique que nous sommes proche ! La Suède est à nos pieds. L'avion se pose en douceur à Skatva. Vive les pilotes suédois, je n'ai même pas eu le temps d'être mal. La navette pour Stockholm nous attend dehors, il reste trois places, nous n'aurons pas à attendre. J'échange des couronnes suédoises contre quelques euros. Je trouve cela toujours fun de voyager avec de la monnaie étrangère. L'impression de jouer au monopoly tous les jours. 

Kitoom trouve un siège aux côtés d'un semi franco-suédois charmant qui lui donne des conseils... A l'inverse, mon voisin se décale d'un siège en soupirant. Une vraie tête de psychopathe, claquant ses ongles durant l'heure et demie de trajet restant, sans daigner m'adresser la parole une seule fois, ni bouger d'un pouce. Mon ipod me sauve, j'écoute Lorde et admire le paysage qui se dessine sur les vitres. Le bus passe dans un tunnel, j'en profite pour fermer les yeux quelques instants pour me reposer. Le soleil me pique les paupières, j'ouvre doucement les yeux, Stockholm est là devant moi. Magnifique. Nos vacances vont être sublimes, tout comme ces bâtiments pleins de couleurs, entourés d'eau et de ponts. 

Rendez-vous fixé à 20h30 à Sergels Torg, devant l'entrée du métro T-Centralen, pour retrouver Elisa, notre hôte pour ces quatre jours. Nous louons une chambre chez elle par le site Rbnb. Il est tard, nous sommes épuisées, mais c'est toujours excitant de rencontrer de nouvelles personnes, surtout qu'elle est une vraie suédoise ! C'est vraiment ce que j'aime dans mes voyages. Patience... Elle arrive... 





France Suède : étape 1

Neuf mois de dur labeur depuis les dernières vacances et enfin un nouveau périple à vous raconter, à vivre et à savourer : un voyage de France jusqu'en Suède. 

Alors pourquoi un pays du nord ? Parce que j'en rêvais depuis longtemps. Aussi parce qu'on dit que c'est un pays magnifique, et qu'à ce jour, je confirme, et c'est peu dire. Je décide donc de reprendre la route avec Kitoom, en train, métro, voiture, avion et surtout à pied, pendant 15 jours !

Les sacs sont prêts, moins de 10 kg pour Ryanair, passeports en poche. Nous sommes le dimanche 7 septembre 2014 et nous attendions ce jour avec impatience. Nos itinéraires sont tracés : première étape à Palaiseau, au sud de Paris, chez ma cousine F.

Trois jours en famille pour se ressourcer, juste avant le décollage prévu à l'aéroport de Beauvais. Des vacances en septembre, c'est le bon plan. Les gens sont revenus, c'est la pagaille sur les périph' et nous quittons tout ce monde affairé. De plus, nous avons droit à un été indien superbe. Pour les enfants aussi c'est la rentrée, ma petite cousine est en CP et mon petit cousin en 6ième. Ils ne vont pas à l'école, leur parents se chargent de l'instruction. Les matins, les leçons, l'après-midi est consacrée aux activités. Pour le premier jour, déjà un devoir de français à rendre. Il s'applique à l'écriture. Le français est une langue sublime mais difficile pour tous. Puis une grande récré avec tous leurs copains, et pique-nique dans un parc entre non-scolaires. Le lendemain, c'est activité dans le potager du roi, au château de Versailles. Nous sommes heureuse de partager leur rentrée et admiratives de leur choix de vie. Ils nous font découvrir les buritos (avec des morceaux de saumon au paprika) et nous préparons un flan maison plutôt réussi !

Le lundi nous retrouvons mister B. (le renard si vous avez lu mon billet sur la Japan Expo 2013), pour un bon petit restaurant coréen, dans notre quartier préféré à Opéra. Puis une balade dans une boutique d'art où nous trouvons nos carnets de route, l'inévitable 'Junku' (bibliothèque japonaise) et passage obligé par Le Louvre. Deux heures en pleine canicule, nous sommes éreintées par la chaleur (25°) et rentrons le long des quais de Saint-Michel et ses bouquinistes, croisons des amoureux sur le Pont des Arts, et profitons d'une dernière pause au pied de Notre Dame de Paris. Une journée dans la capitale, nous avons notre compte. Nous adorons Paris et tous ses recoins pleins de surprises. Le lendemain, c'est repos toute la journée afin de nous préparer pour notre mercredi de voyage : 8h de transports prévu en tout. 

Odo, la petite chatte, est près de nous. Le chat est quand même le meilleur exemple de détente par excellence. La sieste sur le canapé elle maîtrise ! Comme nous n'avons pas de canapé ni de télévision chez nous, nous apprécions les films du soir sur l'écran géant, comme une sortie ciné : 'Noon' film lunaire avec un scénario intriguant, et 'Jumpers' un film comme on en voit pas souvent ( et heureusement... Lol). Mais cela nous permettra d'en rire ! J'assume, c'est moi qui l'ai choisi... Quel les dieux me pardonnent ! :)

Demain, envol pour la Suède...

NB : très peu de réseau. Je suis dehors pour finir d'écrire ce billet pour capter le Wi-Fi de la maison d'à côté. De plus, Blogger a interdit le copier coller depuis sa dernière mise à jour, j'ai du tout récrire !


Départ de Nantes le 7/09/2014


Visite au Louvre à Paris



Restaurant coréen quartier Opéra


Un flan parfait :)


La sieste avec Odo !

samedi 9 août 2014

La journée de l'année à la Japan Expo 2014


Luffy - One Piece

Huikan

Cette année, nous sommes trois : Mef, Huikan et moi-même pour cette nouvelle édition de la « Japan Expo 2014 » à Villepinte. Cette manifestation regroupe pas moins de 240 000 visiteurs sur 5 jours consécutifs, tous fans de mangas ou de culture japonaise. Il est difficile d’engager des amis dans notre expédition, c’est un monde hors du commun, et aussi pas à côté. Je viens de Nantes et j’ai la chance d’être logée chez Alex, la sœur de Mef, qui me prête toujours son appart’, alors Big Dédicasse To Alex ! Comme l’année précédente, on se lève tôt pour être dans les premiers ! Le matin il y a moins de monde. Dès 14h c’est une marée humaine dans toutes les allées malgré la taille démentielle de chaque bâtiment. Petit cosplay discret pour moi, je serai une « serafuku » (étudiante japonaise) pour la journée. Merci à Kitoom pour le costume de dernière minute ! Au cours de la journée Huikan se trouve un chapeau de paille et nous joue « Luffy »(One Piece) en live ! Mef, … c’est Mef J

Japan Expo Edition 2014

Contrairement à l’année dernière, passée un samedi, on choisit le dimanche et ainsi profiter de nos magasins préférés le samedi dans Paris (comme « Junku » librairie japonaise incontournable  à Opéra pour les adeptes). On croise des marios bros ou des avatars dans le métro : pas de doute, c’est la semaine de la Japan ! Plutôt amusant, sauf le retour le soir à travers Aubervillier ! Grand moment de solitude quand Mef me laisse en plan sur le trottoir pour acheter son tabac, alors que je suis toujours en serafuku ! Ca fait des souvenirs … ! lol

La Japan Expo, c’est le Eurodisney pour tous les fans d’anime. La plupart des gens sont déguisés, mais je trouve qu’il y a moins d’animation cosplay que le samedi. Tous les stands sont au rendez-vous et je sais exactement ce que je veux pour cette année : mon débardeur gris « Totoro » et une nouvelle tasse pour le boulot. Oui jai réussi à cassé la mienne le lundi précédent en plein milieu de l’Open Space. C’était ma tasse Tororo, acheté à la Japan Expo 2013. Paix à son âme. Longue vie à la nouvelle ! J’en ai pris une avec les hiraganas (caractères japonais) dessus, et j’ai offert la même à mon père. Plus d’excuse pour oublier notre alphabet !

Taiko, tambour traditionnel
Grand moment cette année, j’ai pu voir le concert de taïko du groupe « Tsunagari Taiko Center » , ainsi que des danses traditionnelles appelées « danses Awa ». Le principe est de danser au rythme de la flûte et des tambours pour représenter un objet ou autre chose : nous avons eu droit à la danse du cerf-volant ! La danse est plutôt technique et emprunte des positions aux arts martiaux, et sont parfois drôles sous forme de mime également. Je retrouve le groupe à leur stand par la suite et m’initie (enfin ! Je n’avais pas trouvé de place disponible en 2013) au taïko ! Si nous avions ce genre d’école de formation à Nantes, je serai joueuse de taïko c’est certain. J’adore la puissance qui émane de cet instrument et pourtant il ne faut pas jouer en force. C’est tout à fait accessible aux femmes. La cohésion entre les artistes est superbe, ils se regardent, trouvent le bon tempo et s’évadent dans les résonnances de leur instrument. Mon passage préféré lors du concert était le « bruit de la montagne ». C’était comme de faire une balade à travers le Mont Fuji (que je vous rappelle je n’ai pas eu l’occasion de voir au Japon ! Lire billets précédents sur mon voyage vers Hamamatsu en 2012). Le taïko et moi, c’est un partage d’émotions pures : je me retrouve complètement dans cette musique. Bref, c’était génial !
(Merci à Mef d’avoir filmé chaque minute de mon apprentissage dont je vous épargne la vidéo !)

Nous avons ratés l’équipe de designers et la démonstration de mangaka lors d’une conférence. Il faut dire que les enceintes sont immenses et il nous a fallu trop de temps pour se retrouver et être à l’heure. Une application de la « Japan Expo » permet tout de même d’obtenir un plan des lieux et les divers évènements planifiés. Une évolution de plus pour organiser au mieux sa journée. Je vous recommande de la télécharger pour la prochaine édition.

Sushis, makis, takoyaki
L’heure tourne et nos estomacs crient famine. On fait la queue (pas moins d’une heure !) pour obtenir des sushis makis pour moi, et des takoyaki (boulettes de pieuvre grillées) pour Mef et Huikan. On déjeune par terre car il pleut cette année, pas de pique-nique possible. Dommage. Il manque un espace avec des bancs tout de même. Durant l’attente, nous avons eu droit à un concert d’une jeune chanteuse de rock japonaise (carrément trop aigüe à notre goût), et j’ai croisé un vieux monsieur japonais déguisé comme moi, en étudiante japonaise ! Ne parlant pas français, il me fait signe de venir et son photographe personnel prend quelques clichés ! Je demande à un inconnu de faire de même avec mon appareil. La photo est un peu floue mais c’est dans la boîte et on a bien ri.



Maison traditionnelle japonaise
A côté des stands alimentaires, les stands des artistes : kirigami, esquisses japonaises, origami,… et un artiste incroyable qui reproduit des intérieurs de maison traditionnelles japonaises à échelle réduite. Les détails sont parfaits. Il faut se pencher et regarder à travers portes et fenêtres pour en apprécier toute la subtilité. De petits éclairages jaune orangés reproduisent une ambiance tout à fait particulière. Avec son Ipad, il me montre des photos de sa maison réelle et le pose à côté de son œuvre pour me permettre de comparer chaque détail. La barrière de la langue n’est pas un problème avec l’art. Je découvre l’autel dans la chambre à coucher, ou la photo de sa femme qui se reflète dans un miroir, posée dans le salon : incroyable ! Quand je les découvre, il est heureux et je ne sais lui dire autre chose que « Subarashiii » (« Magnifique ! ») et prendre une photo souvenir avec lui pour ce moment partagé ! C’est réellement ce genre d’expérience que j’aime vivre pour apprécier le monde.


Cosplayeurs



Je passe le reste de la journée à me prendre en photo avec les cosplayeurs (bravo aux répliques de Gandalf et les deux femmes déguisées en zombie de The Last of us, effrayant !). J’ai été prise en photo dans une reconstitution de maison traditionnelle avec un éventail et on m’a imprimé le cliché. A chaque nouvelle allée, de nouveaux visages et des lèvres toujours souriantes. L’ambiance est chaleureuse, les gens sont heureux et le font savoir !





J’ai vécu aussi des expériences incroyables : j’ai découvert un micro drone, le « droïde 2.0 » télécommandé avec caméra intégrée. Il a traversé le bâtiment à une vitesse folle et restait en station juste au dessus de la tête de certain visiteur, surpris par les visages ébahis tout alentour. Des vrilles, des vagues, des virages, la maniabilité est surprenante, tellement fluide et quelle vitesse ! J’ai failli m’en acheté un mais j’avais déjà beaucoup dépensé… et le « raisonnable » m’a tenu la main pour m’éloigner sans mon cadeau. Je me le garde pour l’année prochaine ! Et d’ici là, il aura surement encore évolué.

Alors que je regardais des figurines dans une vitrine, j’allais vivre ma deuxième expérience incroyable. Un homme, type commercial, me dit « si vous reconnaissez quelqu’un dans cette vitrine, je vous invite à vous prendre en photo ». Aucun doute, c’était lui la figurine ! Je rentre alors sous un dôme, un genre de yourte avec des appareils photos tout autour sur trois niveaux. Il me place au centre et je choisis une pose : le « V » de la victoire et mon plus beau sourire ! 1, 2, 3. C’est fini. Sur l’écran de son ordi, je retrouve toutes les photos. Son entreprise vend des figurines en 3D de « vous » ! Parfaitement réalisé, il a conçu un logiciel capable d’imprimer en 3D avec différentes matières sur des tailles de 10 à 20 cm environ, selon les préférences. Le rendu est extra : seul le prix peut faire reculer car 200 euros la figurine. Mais comme dit Mef « C’’est l’avenir ! ». En tout cas l’expérience est inédite et j’ai hâte que son produit soit plus accessible pour le commun des mortels payés au smic.

Encore une journée bien chargée, il y a tant à voir. Mais je ne manquerai la prochaine édition pour rien au monde. Les amoureux du Japon y trouveront leur bonheur : arts martiaux, école de designers, quizz mangas, jeux vidéos, initiation à l’art du thé ou encore des concerts de taïko ! J





League of legend
Mef et Shaoline
Pour fêter mon nouveau billet, j’ai mangé trois minis kinder et mon train arrive à Nantes dans 2h30. Passionnant ? Qu’est-ce que vous en dites ? Vous viendrez l’année prochaine ?



Une belle île...

Chers internautes,

Je profite de cinq heures de train pour prendre le temps de faire naître un nouveau billet sur mon blog. Ô combien il m’a manqué d’écrire… un an déjà que je n’avais pas « regardé au loin ».

Commençons par vous présenter un endroit que j’ai découvert cette année et qui mérite de s’y perdre : « Belle-Ile-en-mer ». J’ai décidé d’aller passer noël sur une île cette année, et c’est seule que je suis partie pour cette nouvelle aventure le 25 décembre 2013. Je serai Mme Crusoé pour une semaine. J’ai loué un petit appartement juste derrière l’église, tout confort et très bien accueilli.

Quiberon


Avec mon nouveau téléphone Nexus 5, il a été facile de s’y rendre tant l’application Waze est pratique (et ludique). Les routes n’ont plus de secrets pour moi, et je n’ai plus l’appréhension de me perdre comme avant (pour ceux qui ne le savent pas : je n’ai aucun sens de l’orientation !). Pour une fille de Taxi/ Chauffeur routier, c’est un comble familiale. Enfin, la technologie m’enlève cette malédiction et comme toujours me comble de bonheur.

Je suis partie de Nantes, et l’arrivée est grandiose avec la mer de chaque côté de la route et l’air qui sent l’iode : un goût de vacances immédiat. Le chemin était court, et malgré que nous sommes en décembre, j’ai eu un temps superbe. Pour se rendre à Belle-Ile, j’embarque à Quiberon. Il faut prendre le bateau, vous deviez vous en douter. C’était impressionnant compte tenu de la taille des vagues à affronter, il dansait sur les flots et ça m’a secoué comme jamais (le retour était pire, j’ai du carrément m’allonger !).


A peine je pose pieds à terre, une jeune femme me demande si je cherche quelque chose. Je lui donne l’adresse et premier signe que ce voyage est une réussite : elle est la belle fille de la propriétaire chez qui je vais loger ! C’est donc d’un pas assuré qu’elle me conduit directement vers mon refuge. Mon hôte est charmante, une femme âgée qui était directrice d’école sur l’île et qui connait chaque recoin. Elle m’a invité à faire le tour de l’île en voiture afin que je prenne quelques clichés ! Quelle chance, je vais pouvoir les partager avec vous.
Le Palais
Carte de Belle-île-en-mer
La pointe des poulains
Au nord, se trouve « La pointe des poulains » (en passant par « Sauzon »): le nom vient des vagues qui se cassent sur les rochers et embrassent le ciel tels des chevaux sauvages au galop. S’approcher trop près pourrait vous être fatal ! Le spectacle est superbe. Mon hôte prend soin de me demander si j’ai une capuche ou un manteau de pluie. Non pourquoi faire, je n’ai que mon kaban (manteau noir mi-long sans capuche). Elle me dit « bah vous avez vu comment vous êtes habillé ? ». Je regarde autour de moi. Il est vrai que les gens d’ici sont tous emmitouflés dans des parkas serrées. Alors je lui réponds en souriant : « comme une citadine nantaise ! ». Pas d’inquiétude, je ne vais pas fondre, j’ai l’habitude de la pluie et marcher ne me fait pas peur. La voici rassurée et nous continuons notre route. Non loin elle me présente le domaine de Sarah Bernhardt, célèbre actrice des années 1900. Pas moins de 46 hectares sur lesquels elle passera tous ces étés. Elle investi également dans un petit fort militaire, et parle de « Belle-Ile » comme de son paradis. Puis en traversant le village de « Kervilahouen », la maison de Claude Monet, puisant l’inspiration dans la beauté de l’île pour ces œuvres. Il est vrai que la flore est magnifique et variée. Il parait qu’en été, tout est encore plus fleuri. 

Nous nous dirigeons vers l’ouest dans un endroit que l’on appelle « les aiguilles de port coton », je trouve le nom sympathique. De grands hôtels ont pris position face à la mer pour séduire les touristes. Je pense à mon petit appartement et me sens rassurée d’avoir si bien choisi. Je n’aime pas les grands standings : que des boîtes à touristes. Tout ça manque de charme. Et le charme, c’est ce qui fait un voyage réussi, pas vrai ? D’ici vous pourrez admirer les plus beaux couchés de soleil. La vue est dégagée et je ne vois rien à l’horizon. Une impression d’être à l’autre bout du monde. Mes vacances commencent plutôt bien ! La pluie est diluvienne maintenant, c’est un micro climat ici, et le temps est capricieux. Nous passons rapidement au sud dans la ville de Locmaria  qui me rappelle mon village, avec ces maisons colorées.


Puis retour à l’est, chez nous, à « Le Palais » en longeant la côte et admirer les plages. J’y retournerai plusieurs fois à pieds, l’eau est absolument magnifique et translucide, les plages, désertes en cette période. Chaque nom breton donne une impression de terre elfique, magique, et mystérieuse.

Rapidement je décide que les jours prochains seront consacrés à la randonnée. Je croiserai ainsi le menhir de Jean et Jeanne. Ce couple changé en pierre suite à une malédiction, et qui n’apparaît que les soirs de pleine lune. J’aime les contes et légendes : ils sont la saveur d’une culture, comme une cerise dans un bon martini blanc. Racontez des histoires à vos enfants et développez leur imagination : vous leur offrirez ce qu’il y a de plus précieux au monde, une parfaite liberté de rêver. L’île regorge d’histoires et d’artistes.


A Palais, vous trouvez de nombreuses petites boutiques : bijoutiers, photographes, expositions… on ne manque de rien. Les gens sont très gentils, ils ont l’habitude des touristes. Il parait que l’été, c’est infernal tellement il y a de monde. Pour mon noël, je m’offre un gros livre de photos de Belle-Ile. J’adore les clichés et envoie quelques cartes à mes amis pour faire partager un peu de mon voyage (à défaut d’écrire dans mon blog ^_^).

La légende de Jean et Jeanne
Entrée du port
Citadelle de Vauban

Je passe également pas mal de mon temps sur, et autour de la citadelle de Vauban. L’architecture du 17ième siècle est réellement bien pensée, en étoile. La vue, imprenable. J’étais à Lille pour la semaine, en déplacement professionnel, et j’ai profité du week-end pour me balader. J’ai découvert une autre citadelle de Vauban (baptisée la « Reine des citadelles ») parfaitement aménagée avec des espaces vers tout autour, une aire de jeu immense, et un zoo gratuit avec des espèces superbes comme le harfang des neiges (mon préféré !). Je remercie Vauban de m’avoir construit ces jolies citadelles, grâce à lui je découvre la ville sous un autre angle.

Au pied des murailles, j’ai acheté de la terrine de pousse-pied pour mes parents : c’est un coquillage et la quasi-totalité de la production provient de Belle-Ile. Ce crustacé ressemble à une patte préhistorique. Je vous invite à aller voir les images sur notre maître à tous (Google !).
Je n’ai pas eu loisir d’y goûter, mais j’attends les commentaires de mes parents à ce sujet. Si vous y avez goûté dites nous tout !
Je sens qu'on me regarde...
Phare à Palais



Voici mon récit de Belliloise. J’espère que cela vous donnera envie de voyager. Le sud de la Bretagne est réellement un coin à part sur cette planète qu’il faut préserver. Mes souvenirs sont intacts. Rien ne pouvait être mieux que de terminer cette année, loin de tout, si proche de la terre.